ÉDITO #01 : INCERTITUDES

1Les Français aiment la F1. C’est la bonne surprise du sondage lancé l’an dernier par l’Association des Pilotes de Grand Prix. Les Anglais restent les plus nombreux, mais nous devançons très largement les Américains, les Allemands et les Italiens. Si l’image de la discipline se dégrade dans l’Hexagone, ce n’est nullement par auto-phobie, mais plus simplement par éloignement de notre sport avec sa plus glorieuse essence : l’incertitude.

L’incertitude d’un chronomètre contre lequel mieux vaut tendre ses trajectoires avec la propreté d’un Vasarely mais qui, parfois, récompense les courbes mal dégrossies et les incessantes corrections. Jean Alesi fut l’un de ces brouillons équilibristes capables de remettre en cause les lois de la physique pour déjouer les pronostics. Il se livre pour nous comme jamais.

L’incertitude d’une mécanique qui part en fumée quand tout semble joué. En sport automobile, l’innovation technique n’a d’intérêt que poussé dans ses derniers retranchements par l’Homme. Anti-patinage, boîte auto ou suspension active… Que de revers infligés par ces systèmes avant qu’ils n’investissent nos voitures ! Jarno Trulli sait de quoi il en ressort, lui qui a fait les frais de fausses bonnes idées, comme celle d’un V10 à angle large. Il se confie.

L’incertitude, enfin, de vivre quand le danger menace en permanence. Erik Comas nous raconte son rapport avec la mort à laquelle il a échappé en 1992 avant qu’elle ne le rattrape le 1er mai 1994 à Imola, où Ayrton Senna s’est éteint sous ses yeux. Un témoignage troublant, qu’aucune caméra ne saurait jamais capter.

De Paris à Pescara, en passant par Avignon, nous avons traqué les incertitudes de personnalités fascinantes. Et ce n’est qu’un début ! Champion va continuer s’aventurer dans les domaines inexplorés de toutes les disciplines des sports mécaniques avec pour seule certitude, celle de partager longtemps sa passion !

redaction@champion-magazine.fr

2 réflexions au sujet de « ÉDITO #01 : INCERTITUDES »

  1. Les français aiment la F1… mais déteste les pilotes tricolore! Je n’ai jamais réussie a comprendre ça! Moi qui ai commencé a suivre la F1 dans les année 90, qui découvre qu’un jeune pilote français qui habite avignon qui se trouve a une cinquantaine de kilometre de chez moi va piloté avec Prost chez Ferrari, je deviens aussitot fan de Jean Alesi et de son pilotage, et malheuresement sa poisse! mais pour toute la France Jean Alesi n’a jamais rien eu d’un grand pilote! Jamais pu comprendre ce raisonnement, et de nos jours c’est Romain Grojean qui en fait les frais, comme Vergne avant lui! Je trouve que les français ne regarde pas assez les pilotes, mais seulement se contente du résultat a la fin de la course pour juger les pilotes, vraiment bien dommage!

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